De de Gaulle à Sarkozy, les "offs" présidentiels en vidéo
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De de Gaulle à Sarkozy, les "offs" présidentiels en vidéo
La diffusion de la vidéo off de Nicolas Sarkozy par Rue89 a fait débat. Cette pratique n'est pourtant pas nouvelle.
Un journaliste chinois: Sarkozy se plante sur les JO et le Tibet
Par Zheng Ruolin | journaliste | 05/07/2008 | 20H57
A l'approche des JO de Pékin, qui débutent le 8 août, le débat est relancé sur la participation ou pas de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture. Pour lancer ce débat, un article d'un journaliste chinois basé en France, Zheng Ruolin, correspondant du "Wen Hui Bao", quotidien de Shanghaï. Son point de vue, très provocateur, fera assurément réagir La suite
La suite (La vidéo off de Nicolas Sarkozy, dévoilée par Rue89, a ému certains blogueurs, journalistes et politiques: quel scandale de mettre ces images à la disposition du public! "Briser le off", quel sacrilège! La pratique n'est pourtant pas nouvelle.
Les caméras commencent toujours à tourner avant une intervention, aussi présidentielle soit-elle. Le signal qu'elles filment est alors diffusé en direct dans toutes les chaînes nationales, généralistes ou d'information, qui en ont fait la demande à celle qui reçoit le Président. Ainsi, lundi soir, toutes les télévisions parisiennes ont eu connaissance du désormais fameux "off" sarkozyen.
C'est souvent par ce canal -celui des rédactions télé de la capitale- que des déclarations faites avant ou après des émissions politiques "fuitent" dans la presse écrite. Le Canard enchaîné reprend ce genre de "offs" depuis l'invention de la lucarne. Les autres journaux se sont peu à peu convertis à la pratique.
En vidéo, moins de risque de manipulation
Un des principes du "off", c'est qu'il n'est jamais sourcé. Un risque de manipulation existe donc, quand la source qui transmet les propos au journal les déforme, les exagère, voire les invente, comme cela a probablement été le cas dans l'"affaire" du SMS de Sarkozy. Le travail des journalistes est donc de "recouper" le propos auprès d'une autre source, au moins.
Dans le cas d'un "off" en vidéo, c'est inutile: l'image et la personne parlent d'elles-mêmes. Concernant le président Sarkozy, il existe un précédent, un "off" révélé par la chaîne américaine CBS (voir plus bas).
Dans les chaînes françaises, on l'a vu, les caméras tournent et enregistrent quelques minutes avant le début de l'émission. Ensuite, les images sont conservées, étiquetées, archivées et, des décennies plus tard, à disposition de n'importe quel internaute curieux. Des "offs" présidentiels du passé sont donc librement accessibles au public…
Rue89, avec l'INA, vous en propose quelques-uns. Ces rares et courts moments où l'on voit des habitués de la représentation plus vrais que nature seront jugés inintéressants par certains, amusants pour d'autres. En tous cas, ces petits moments "volés" révèlent de petits travers: perfectionnisme de De Gaulle, distraction de Pompidou…
Janvier 1960 - De Gaulle: "C'était bien?"
"On me dira ce qu'il faut faire." Avant son discours radiotélévisé du 29 janvier 1960, le général De Gaulle s'est entrainé à répéter son texte. L'exercice dure vingt minutes. Très solennel, le président condamne le soulèvement algérien: "Si j'ai revêtu l'uniforme pour parler aujourd'hui à la télévision, c'est pour marquer que je le fais comme étant le général de Gaulle aussi bien que le chef de l'État." Très bon, De Gaulle n'a pas besoin de jeter un oeil à son texte; il connait son texte par cœur (non, le prompteur n'existait pas). A la fin de l'exercice, le général s'enquiert de la durée de son discours et demande, l'air inquiet, si c'était "bon". Il remet ses lunettes. Autour de lui, on lui assure qu'il a été "très bien". )
Par Rue89 | 05/07/2008 | 21H36
Un journaliste chinois: Sarkozy se plante sur les JO et le Tibet
Par Zheng Ruolin | journaliste | 05/07/2008 | 20H57
A l'approche des JO de Pékin, qui débutent le 8 août, le débat est relancé sur la participation ou pas de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture. Pour lancer ce débat, un article d'un journaliste chinois basé en France, Zheng Ruolin, correspondant du "Wen Hui Bao", quotidien de Shanghaï. Son point de vue, très provocateur, fera assurément réagir La suite
La suite (La vidéo off de Nicolas Sarkozy, dévoilée par Rue89, a ému certains blogueurs, journalistes et politiques: quel scandale de mettre ces images à la disposition du public! "Briser le off", quel sacrilège! La pratique n'est pourtant pas nouvelle.
Les caméras commencent toujours à tourner avant une intervention, aussi présidentielle soit-elle. Le signal qu'elles filment est alors diffusé en direct dans toutes les chaînes nationales, généralistes ou d'information, qui en ont fait la demande à celle qui reçoit le Président. Ainsi, lundi soir, toutes les télévisions parisiennes ont eu connaissance du désormais fameux "off" sarkozyen.
C'est souvent par ce canal -celui des rédactions télé de la capitale- que des déclarations faites avant ou après des émissions politiques "fuitent" dans la presse écrite. Le Canard enchaîné reprend ce genre de "offs" depuis l'invention de la lucarne. Les autres journaux se sont peu à peu convertis à la pratique.
En vidéo, moins de risque de manipulation
Un des principes du "off", c'est qu'il n'est jamais sourcé. Un risque de manipulation existe donc, quand la source qui transmet les propos au journal les déforme, les exagère, voire les invente, comme cela a probablement été le cas dans l'"affaire" du SMS de Sarkozy. Le travail des journalistes est donc de "recouper" le propos auprès d'une autre source, au moins.
Dans le cas d'un "off" en vidéo, c'est inutile: l'image et la personne parlent d'elles-mêmes. Concernant le président Sarkozy, il existe un précédent, un "off" révélé par la chaîne américaine CBS (voir plus bas).
Dans les chaînes françaises, on l'a vu, les caméras tournent et enregistrent quelques minutes avant le début de l'émission. Ensuite, les images sont conservées, étiquetées, archivées et, des décennies plus tard, à disposition de n'importe quel internaute curieux. Des "offs" présidentiels du passé sont donc librement accessibles au public…
Rue89, avec l'INA, vous en propose quelques-uns. Ces rares et courts moments où l'on voit des habitués de la représentation plus vrais que nature seront jugés inintéressants par certains, amusants pour d'autres. En tous cas, ces petits moments "volés" révèlent de petits travers: perfectionnisme de De Gaulle, distraction de Pompidou…
Janvier 1960 - De Gaulle: "C'était bien?"
"On me dira ce qu'il faut faire." Avant son discours radiotélévisé du 29 janvier 1960, le général De Gaulle s'est entrainé à répéter son texte. L'exercice dure vingt minutes. Très solennel, le président condamne le soulèvement algérien: "Si j'ai revêtu l'uniforme pour parler aujourd'hui à la télévision, c'est pour marquer que je le fais comme étant le général de Gaulle aussi bien que le chef de l'État." Très bon, De Gaulle n'a pas besoin de jeter un oeil à son texte; il connait son texte par cœur (non, le prompteur n'existait pas). A la fin de l'exercice, le général s'enquiert de la durée de son discours et demande, l'air inquiet, si c'était "bon". Il remet ses lunettes. Autour de lui, on lui assure qu'il a été "très bien". )
Par Rue89 | 05/07/2008 | 21H36







